DJAMEL KOKENE

Autres projets

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Musée du monde

Musée du Monde est une recherche formelle, à travers différents supports, menée depuis 2006 autour des questions d'exposition, de Musée, de conservation, de paysage et d'objet inerte ou vivant, etc.  Chaque forme de Musée du Monde constitue en tant que telle une proposition spécifique donnant lieu chacune à une lecture particulière et distincte.


L'usage de l'expression Musée du Monde comme mode de désignation est né de mon observation, dans les rues d'Alger et sur la place Jemaa el Fnaa au Maroc, de la pratique très populaire d'étalage de nourriture et d'objets divers tous azimuts, à même le sol, sur le trottoir, sur une planche ou un tissu,  tels des socles et que vient ponctuer une étiquette. 

Musée du Monde a donné lieu, ici et là dans le monde, à différentes interventions et formats de réalisation (vidéo, inscription murale, intervention dans l’espace public et privé). Entre 2008-2014, le projet a fait l’objet d’une commande publique Muséee du Monde (Extrait) "Cactus Cierge" commanditée par le Ministère de l'Écologie, de l'Energie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire en partenariat avec Ministère de la Culture et de la Communication en Languedoc-Roussillon et . Sa mise en place est prévue sur le tronçon de l’autoroute A75  - A 750, au niveau du triangle de Ceyras (Hérault).

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Ecole Mobile

Projet ayant fait l’objet de plusieurs résidences en France et à l’étranger

Ecole des Beaux-Arts d’Alger - 2006 / Résidence la Box, Bourges - 2007 / Prix villa Médicis hors les Murs, Le Caire, 2008 / Résidence à XiYiTang, Shanghai, 2010


Corollaire du concept d'« artiste-stagiaire » élaboré en 2000, l'Ecole Mobile constitue un espace ouvert à la réflexion artistique ainsi qu’aux conditions de l'expérience d’apprentissage. 

Initiée en 2006, l'Ecole Mobile est un projet évolutif qui se construit au fur et à mesure des sessions organisées. Chacune des sessions constitue et nourrit le patrimoine, la base de données de ce projet. Essentiellement fondée sur la rencontre et la discussion, chaque expérience de l’Ecole Mobile prend forme autour d’idées aussi divergentes qu’il y a de participants pour devenir à mesure qu’il se construit, un projet collectif temporaire dans un territoire donné. Le principe étant d’interroger l’« acte artistique » dans le contexte de la globalisation de la production de l’art, l’Ecole Mobile devient l’espace physique, un territoire artistique temporaire au sein duquel s’organise, le temps d’un processus, un mode opératoire et de lecture actif dans le réel. 


Sorte de matière première à modeler, de déplacements / confrontations d’idées, le vocabulaire artistique ne peut échapper à l’élargissement des limites et contraintes tant formelles que théoriques qu’il véhicule. En effet, qu’en est-il de l’enseignement de l’art, des modalités et des paramètres d’apprentissage artistique au regard de la globalisation effective des échanges, de l’internationalisation de l’art et des modifications culturelles, économiques et politiques du territoire ? Dans l’Ecole, on ne prétend pas « Faire Ecole », il y a lieu d’imaginer des instants « t », des plages temporaires et géographiques où viendraient converger des expériences sociales, singulières mêlant réflexions et propositions. Les outils constitutifs de l’enseignement de l’art, et plus généralement de l’acte artistique, sont revisités.

En permanente évolution, l’Ecole Mobile se nourrit du contexte d’action tout en abordant la question des modes de production auxquels se rattachent aussi bien celles des paramètres d’apprentissage, de l’acte artistique, de la place occupée par l’artiste que celles des possibilités d’agir ou non dans le réel. Formellement, l’Ecole Mobile consiste, à partir de conversations collectives ponctuées par des actions dans la ville, à imaginer des situations en vue de déterminer un ensemble de rôles que chacun peut s’attribuer.

Laplateforme

Dispositif  mobile d'exposition, de rencontre et de recherche en création artistique contemporaine. 

Saint Ouen - 2002 / Casablanca - 2002 / Alger - 2003 / Saint Ouen - 2004 / Saint Ouen - Paris 2005. 

Créé en 2002 et actif jusqu'en 2006, ce dispositif est un projet collectif conçu comme un espace intersubjectif, un cadre d'action dont la volonté a été de favoriser et de confronter les différentes pratiques artistiques sur le bassin méditerranéen. Dans cette géographie circulaire, il y avait lieu de mesurer l’intensification des flux (de biens, de personnes, de pensées et d’images) accentuant la transformation des identités et dessinant de nouveaux lieux dans lesquels Laplateforme a cherché à s'inscrire et opérer.  


Dans ce contexte, Laplateforme a été pensé comme un laboratoire mêlant création artistique contemporaine et recherche en sciences humaines avec cet objectif: questionner les conditions de visibilité sur la place publique des pratiques artistiques émergentes, tout en cherchant à contourner le “déficit de représentation” dont souffrent certaines de ces pratiques, ici comme là-bas. En effet, au sein du mouvement centripète de la mondialisation se pose le problème de la quête de visibilité. Problème accentué par une répartition inégale des nouvelles technologies de communication. 
Ce dispositif s'est construit sur le principe du déplacement à travers la réalisation d'expositions, de débats et d'ateliers sur des territoires géographiques différents, souvent éloignés des lieux de prédilection de l’art, en France comme à l'étranger.


Dans cette perspective, Laplateforme a été conçu comme une opportunité pour redéfinir et expérimenter notre rapport à l'Autre, à la mixité, et par là même nos modes de représentation individuels et collectifs. Une opportunité pour favoriser le dialogue, dans ces cas précis, entre les cultures euro-méditerranéennes.